


NSI QUE LE LYCEE SCIENTIFIQUE DE BADI CE 12 AOUT 2026.
Le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, DIEUDONNÉ Djonabaye,
accompagné du Directeur général de l’École normale supérieure de
l’enseignement technique et professionnel (ENSET) Sarh, Pr DJIMAKO BONGO, a
effectué, ce mercredi 12 août 2026, une visite de terrain au Centre de formation
technique et professionnelle de Kemkian.
Cette visite avait pour objectif de constater l’état d’avancement des travaux de
construction du Centre de formation professionnelle de Kemkian, d’évaluer les
conditions de fonctionnement des infrastructures et des équipements, mais
également d’échanger sur les perspectives de développement de la formation
technique et professionnelle dans la province du Moyen-Chari.
UNE APPRECIATION GLOBALEMENT SATISFAISANTE, MAIS DES DEFIS A
RELEVER DIT DJIMAKO BONGO.
Interrogé sur l’état d’avancement des travaux, le Directeur général de l’ENSET, Pr
Djimako BONGO, a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution du projet. Il a
notamment souligné l’importance de la complémentarité entre les différents
établissements de formation technique et professionnelle.
Selon lui, les Centres régionaux de formation technique et professionnelle (CRTP)
font partie intégrante de l’ENSET. Cette proximité institutionnelle devrait permettre
de travailler en synergie avec la direction du Centre de formation technique et
professionnelle ainsi qu’avec celle du Lycée technique industriel.
Toutefois, Pr. DJIMAKO Bongo a relevé plusieurs difficultés techniques qui
nécessitent une attention particulière. Il a notamment cité certains pavés déjà
détériorés ainsi que des problèmes récurrents liés au groupe électrogène. « Le
groupe électrogène a déjà fait l’objet de plusieurs interventions », a-t-il indiqué,
précisant qu’une pièce avait récemment été retirée puis remise en place à la suite
d’une cinquième intervention.
Pour le Directeur général, il est désormais nécessaire de procéder à un véritable
essai en charge, en mettant simultanément en fonctionnement les différentes
machines, afin de vérifier si le groupe électrogène possède réellement la capacité
nécessaire pour alimenter les installations du centre.
PLUSIEURS FILIERES ET UN BESOIN CRUCIAL EN ENSEIGNANTS.
Le Centre dispose de plusieurs domaines et filières de formation. Au niveau de
l’ENSET, les formations concernent notamment la technique quantitative de
gestion, le marketing, l’administration et le secrétariat, la mécanique automobile, le
génie électrique, le bâtiment et les travaux publics, la maintenance et la
mécanisation des engins lourds ainsi que l’informatique industrielle.
Au niveau des CRTP, plusieurs formations sont également prévues, notamment la
menuiserie bois, la menuiserie métallique, la plomberie, la soudure, l’électricité
bâtiment et l’électricité automobile.
Le centre envisage également de développer des formations à la carte, destinées
notamment aux fonctionnaires et agents des services publics. Ces formations
pourraient concerner les personnels de la Délégation générale du gouvernement
auprès de la province du Moyen-Chari, du Conseil provincial, de la mairie et
d’autres administrations. Elles porteraient, entre autres, sur l’archivage, le
secrétariat et l’administration.
Cette approche permettrait également de développer des formations de recyclage.
Une première expérience a déjà été menée avec la Compagnie sucrière du Tchad
(CST) au cours de l’année précédente.
Par ailleurs, le département agro-sylvo-pastoral devrait permettre au centre de
développer des activités pratiques et expérimentales. Un espace d’expérimentation
d’environ un hectare, situé à Ngonanga, est notamment prévu pour accueillir les
étudiants et leurs travaux pratiques dans les domaines agricoles, pastoraux et
environnementaux.
Cependant, selon le Pr BONGO, l’un des principaux obstacles demeure
l’insuffisance d’enseignants qualifiés. « Les ateliers existent, les équipements sont
là, mais il faut la formation », a-t-il souligné.
Il préconise ainsi la formation des enseignants des CRTP, de l’ENSET et du
LETIN. Il estime également que de jeunes compétences locales pourraient être
intégrées progressivement dans le dispositif, voire recrutées comme contractuels,
puis formées afin de constituer à terme un personnel enseignant suffisamment
qualifié et performant.
Le président DIEUDONNE Djonabaye plaide pour la revalorisation de la formation
professionnelle.
Pour sa part, le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, DIEUDONNÉ
Djonabaye, a expliqué que cette visite s’inscrit dans le cadre des compétences
transférées aux collectivités autonomes, conformément à lalégislation portant
répartition des compétences entre l’État et les collectivités autonomes.
lIl a également indiqué que cette initiative intervient à la suite d’une journée de réflexion organisée par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, consacrée à la redynamisation de l’enseignement technique et professionnel. Pour le président du Conseil provincial, cette réflexion a permis de rappeler une nécessité fondamentale : la formation professionnelle ne doit plus être considérée comme une voie destinée uniquement aux personnes ayant échoué dans l’enseignement général.
Elle doit être reconnue comme une formation à part entière, capable de préparer efficacement les jeunes aux besoins du marché de l’emploi et au développement économique du pays. « L’enseignement technique et professionnel doit être revalorisé », a-t-il soutenu, rappelant que les investissements consentis dans ce domaine ne constituent pas simplement des dépenses, mais bien des investissements pour l’avenir.
C’est dans cette perspective que le président DIEUDONNE Djonabaye a effectué cette visite accompagnée du Directeur général de l’ENSET, afin de réfléchir aux moyens de donner une nouvelle impulsion au Centre de formation technique et professionnelle de Kemkian. « On ne peut pas laisser un grand centre comme celui-ci tomber dans les difficultés », a-t-il fait valoir.
La visite a ainsi permis aux deux responsables de constater les acquis, d’identifier les difficultés techniques et pédagogiques et d’envisager des solutions pour rendre pleinement opérationnel ce centre appelé à jouer un rôle important dans le développement des compétences et de l’emploi dans le Moyen-Chari.
Après Kemkian, le président du Conseil provincial poursuit sa tournée à Badi Après l’étape de Kemkian, le président du Conseil provincial du Moyen-Chari, DIEUDONNÉ DJONABAYE, a mis le cap sur Badi, où il s’est rendu sur le chantier du lycée scientifique en construction afin de constater de visu l’état d’avancement des travaux. Sur place, le président du Conseil provincial a pu constater que les travaux sont très avancés.
Le projet comprend, pour le moment, deux grands bâtiments destinés à renforcer les infrastructures éducatives et à offrir aux élèves et aux enseignants un cadre d’apprentissage adapté aux exigences de l’enseignement scientifique. Le premier bâtiment comprend six bureaux et quatre toilettes. Le second bâtiment est composé de deux laboratoires, d’une bibliothèque, de deux bureaux ainsi que de deux douches internes destinées aux enseignants. Selon les informations disponibles sur le chantier, le projet prévoit un délai d’exécution de six mois. Son état d’avancement laisse entrevoir une mise à disposition prochaine de cette infrastructure, qui constitue un investissementimportant pour le développement de l’enseignement scientifique dans la localité de Badi. À travers cette visite de terrain, le président du Conseil provincial du Moyen-Chari réaffirme son intérêt pour le suivi des projets d’infrastructures éducatives et son engagement en faveur de l’amélioration des conditions d’apprentissage et d’enseignement dans la province. Service de la Communication de la Présidence du Conseil provincial du Moyen-Chari .
